Témoignage: l’impact d’un bon boss et d’un mauvais patron.

Depuis plus d’un an, nous parlons de l’importance des bons boss pour les employés et la société en générale. Parfois, même trop souvent, BonBoss.ca prête l’oreille à ceux qui n’ont pas eu la chance de travailler pour un gestionnaire humain. Pour la première fois, lisez le récit d’une courageuse personne que nous admirons pour son courage et remercions d’avoir dédié sa plume à ce témoignage.

La chance d’avoir un bon boss

À ce jour, j’ai plus de 24 ans d’expérience et j’ai eu quelques boss dans ma vie : du meilleur au pire.

Commençons par le meilleur. J’ai eu la chance d’avoir, en tout début de carrière, un boss humain, attentif, généreux de son savoir et qui restait accessible même s’il était le propriétaire de son entreprise. Il l’avait créé 25 ans avant mon arrivée. Il n’a jamais hésité à aller sur le terrain, à se relever les manches quand le besoin s’en faisait, mais surtout, il ne laissait jamais quelqu’un sur le bord du chemin. Pour lui, nous étions des humains avec nos variations dans nos vies. Nous n’étions pas de simples numéros. Il savait que recruter une personne, ce n’est pas seulement le mettre sur son payroll, c’est le faire grandir. C’est le voir évoluer et que si l’employé est heureux et bien dans sa job, il performe et en donnera plus!

Cet homme m’a appris mon métier. Je suis représentante commerciale, j’ai parcouru plusieurs milliers de kilomètres dans ma vie et rencontré des centaines et des centaines de clients.

J’avais une formation de base en ventes, acquise en alternance travail-école, mais lui, il m’a transmis son savoir-faire, sa passion et il a su faire grandir en moi ce savoir-être qui fait la différence en vente et dans tout emploi.

C’était le meilleur boss que je n’ai jamais eu. Quand un boss, qu’il soit directeur ou propriétaire d’entreprise, prend le temps de t’accompagner sur le terrain, t’écoute et ne te juge pas, te donne des conseils pertinents, pointus et humains, cela fait toute la différence! Il avait l’art de tourner un point faible en point à améliorer et il savait suivre et épauler ses employés. Il n’y avait pas de jugement, mais toujours des conseils constructifs.

Il avait compris que si ses employés étaient heureux, ils donneraient plus que leur 110%.

Qu’arrive-t-il quand on a un bon boss?

Pour lui, je me donnais sans compter. J’ai développé mon secteur de manière très significative et j’ai fidélisé mes clients. Je savais que je pouvais lui recommander des clients avec des problématiques extrêmement particulières, car il était à l’écoute de ses clients tout comme de ses employés. La confiance était là et surtout le respect. Quand on parlait salaire, j’avais confiance, car tout était très transparent. Je n’ai jamais eu l’impression qu’il me manquait le moindre dollar sur ma paie ou mes commissions.

J’ai eu un autre directeur, cette fois-ci des ressources humaines au niveau national qui était digne de confiance. Cet homme aussi était à l’écoute. Il tenait parole et disait toujours l’heure juste. Cet homme n’avait qu’une parole et lors de nos discussions, il savait qu’il en était de même pour moi. Nous avons vraiment bien collaboré ensemble. Je suis toujours en contact avec ces deux personnes, car elles ont le respect de leurs employés.

Quand un mauvais patron rentre dans notre vie professionnelle

Et j’ai connu le pire… Prenez ce que je viens de décrire et inversez toutes ces qualités et vous aurez le portrait du pire. J’ai malheureusement eu affaire à un boss qui castrait toute initiative qui pouvait lui faire de l’ombre s’il ne pouvait pas se l’approprier. Cette personne avait l’art de dénigrer votre travail soit en l’ignorant, soit le critiquant sans aucun fondement. J’ai toujours été ouverte à la critique quand elle est constructive et fondée. La critique mauvaise et destructrice, qui n’a pour but que de salir ou nuire à la personne en face, c’est excessivement nocif.

Ce boss ne voulait pas que d’autres personnes que lui puissent rayonner. Il était important pour lui d’avoir des moutons bien soumis. Une personne avec un tant soit peu d’initiative était vite mise de côté. Je suis convaincue que les mauvais boss, et celui-ci en était un bon exemple, sont des personnes qui soit ont conscience qu’elles sont complètement incompétentes dans certains domaines et ne veulent pas que cela se sache (on ne peut être bon en tout, il faut savoir déléguer, c’est l’art d’un grand chef!), soit pire encore, qu’elles ne sachent pas qu’elles sont incompétentes et se croient supérieur à tous et chacun.

J’ai vécu l’enfer. Elle est allée jusqu’à m’isoler physiquement et humainement en demandant à certains collègues de ne pas me partager l’information nécessaire pour mon travail. En bref, certains mauvais boss frôlent l’incompétence et je vais même oser dire, frôle le harcèlement. Les conséquences ont été dramatiques pour moi, car j’aimais mon métier plus que tout, mais il a réussi à toucher à ma confiance en moi. Il a réussi à saborder ma performance en manipulant les chiffres, en limitant mes actions et le territoire que j’avais pour vendre. Au final, ce n’était plus vivable et extrêmement toxique.

En bref, le salaire ne fait pas tout ! L’humain fait la différence!

Jenny est la fondatrice de BonBoss.ca. Elle aide les entreprises à développer une marque employeur vraie et puissante.