Par: Isabelle Bajeux-Besnainou

Nous savons tous que les périodes de guerre nous obligent à nous adapter rapidement. Alors que la COVID-19 s’attaque aux défenses de notre pays, nous nous efforçons de contenir le virus et de minimiser les impacts qui résultent d’un arrêt quasi total de l’économie.

Adapter les modèles d’affaires

Le monde universitaire n’est pas épargné ; la crise nous pousse à adapter nos modèles d’affaires. À la Faculté de gestion Desautels de l’Université McGill, comme dans la plupart des établissements d’enseignement supérieur dans le monde, nous apprenons à la vitesse de la lumière, en formant nos professeurs à enseigner aux étudiants à distance. L’une de nos responsabilités en tant qu’école de management est d’inculquer à nos étudiants un sens profond de la conscience sociale, une vision de la réussite qui transcende les simples résultats financiers.

Le secteur privé ne restera pas inactif en attendant que le gouvernement vienne en renfort, comme nous avons pu constater par des subventions salariales d’urgence au Canada et ailleurs. Il y a des mesures concrètes que les entreprises canadiennes prendront pour aider nos communautés à s’en sortir victorieusement, tout en favorisant les personnes les plus vulnérables. Aujourd’hui plus que jamais, le secteur privé peut démontrer sa valeur auprès de la société, et ce, au-delà de ses objectifs financiers.

Des stratégies pour réduire les impacts

Tout d’abord, les entreprises réalisent que le retour à « la normale » pourra prendre encore plusieurs mois. La priorité doit donc être mise sur la protection des employés, tout en gérant la liquidité des entreprises. Au lieu de recourir aux licenciements, certains employeurs pourront mettre en place des stratégies pour atténuer les impacts pour leurs employés tout en préservant la santé économique de leur entreprise. Cela pourrait se manifester par la réduction des heures de travail au lieu du nombre d’emplois, ou la possibilité de réorienter le travail pour répondre aux nouveaux besoins des clients, comme la livraison à domicile par exemple. Dans la mesure du possible, avec créativité et audace, les employeurs trouveront des solutions pour garder la tête hors de l’eau dans un contexte complexe, et ce, sans sacrifier le bien-être des employés, la solvabilité de l’entreprise ou une part importante de la valeur pour les actionnaires.

Plus important encore, les entreprises doivent répondre à l’appel à l’action des gouvernements. Bien que ces derniers aient mis en place des mesures de soutien exceptionnelles, il incombe aux entreprises d’être au service de la collectivité en réinventant son offre de produits et services. Dans certains cas, des entreprises ont la capacité d’aménager leurs fabrications et leurs chaînes d’approvisionnement pour soutenir des objectifs sociaux. Le conglomérat de marques de luxe LVMH a réorienté ses lignes de production de parfums pour fabriquer des désinfectants pour les mains en réponse à la pénurie généralisée de produits antiviraux. Airbus transporte gratuitement des milliers de masques de la Chine vers l’Europe et le Royaume-Uni. Le fabricant de vêtements Canada Goose s’est engagé à fabriquer gratuitement des blouses pour les hôpitaux locaux. Le fabricant d’équipement de hockey Bauer produira 2 000 visières de protection par jour à envoyer aux travailleurs de la santé qui sont en première ligne. Et dans cette période où les réunions virtuelles sont plus populaires que jamais, des entreprises technologiques offrent temporairement la téléconférence illimitée et des licences gratuites aux écoles. Ce ne sont là que quelques exemples d’entreprises qui mettent leurs capacités au service de l’intérêt général, et ce, à l’échelle mondiale. Les possibilités d’innovation sont illimitées.

Une lueur d’espoir à l’horizon?

S’il y a une lueur d’espoir à la tempête économique, elle repose sur le fait que les entreprises canadiennes mettent en place aujourd’hui des mesures qui deviendront un avantage concurrentiel dans le futur.  D’ici une année, cette crise aura profondément remodelé le monde des affaires. Les politiques que les entreprises auront été obligées de mettre en œuvre – télétravail ou congés plus flexibles minimisant les déplacements et la paperasserie – les rendront plus durables, plus résistantes et mieux préparées à réussir localement et mondialement. Mais aujourd’hui, alors que la lutte fait rage, le secteur privé doit continuer à s’élever, en plaçant l’individu au-dessus des profits et en trouvant des moyens créatifs pour gagner cette guerre.

À propos de l’auteure

Isabelle Bajeux-Besnainou est la Doyenne de la Faculté de gestion Desautels de l’Université de McGill et Professeure de Finance. Elle possède plus de 20 années d’expérience dans le milieu universitaire et l’administration des écoles de commerce.

Isabelle Bajeux-Besnainou

Human Resources Business Partner

Jenny est la fondatrice de BonBoss.ca. Elle aide les entreprises à développer une marque employeur vraie et puissante.

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